ÉPOQUES.PRODUITS BRUTS.DÉPENSES.REVENUS NETS.OBSERVATIONS.
f. f. f.Les produits et les dépenses du service des postes, en Irlande, ne sontpas compris dans les chiffres inscrits en ce tableau.
1663»»537,000
17102,786,000 »»
17635,975,0003,525,000 2,450,000
17687,475,0003,332,0004,143,000
178813,677,0006,253,0007,424,000
179823,762,0008,430,00015,332,000
180433,000,0009,900,00023,100,000
180637,547,00011,900,00026,647,000
182654,010,00015,525,00038,485,000
182851,575,00016,935,00034,620,000
183955,322,00016,612,00038,708,000

Les tarifs appliqués en Angleterre pour le transport des lettres, depuis l'établissement des postes dans ce pays jusqu'à l'année 1839, se classent en deux catégories bien distinctes. Les tarifs de 1710 et 1765 appartiennent au système des taxes modérées. Les tarifs de 1805 et 1827 appartiennent au système des taxes exagérées.

Le tableau suivant représente l'influence exercée sur les recettes par l'application successive de ces divers tarifs.

TARIFS
de
RECETTES SUCCESSIVES.DURÉE DE LA PÉRIODEACCROISSEMENT PROPORTIONNEL.
années.sommes.dans la période.moyen par année.
1re CATÉGORIE: TARIFS MODÉRÉS.
f.
171017102,786,00053 ans110, »%2,07 %
17635,975,000
176517687,435,90036 ans344, »%9,55 %
180433,000,000
2e CATÉGORIE: tarifs exagérés.
1805180637,547,000 20 ans45, »%2,25 %
182654,100,000
1827182851,575,90011 ans7,50%0,68 %
183955,322,000

Ce tableau fait ressortir d'une manière saisissante combien le ralentissement de la progression des recettes concorde avec l'application des tarifs exagérés.

Les taxes établies par le tarif de 1710 sont modérées; les recettes produites par ces taxes prennent un développement donnant, en moyenne, une augmentation de 2,07 % par année.

En 1765, les taxes éprouvent une modification favorable: le maximum reste ce qu'il était précédemment, mais le minimum est sensiblement abaissé. Ce changement réagit énergiquement sur les recettes. Dans la période précédente, la progression des recettes avait été de 2,07 % par année; dans cette période, cette progression est en moyenne, par année, de 9,55 %.

Appréciant mal la véritable cause de cet accroissement rapide, excitée probablement aussi par l'espérance de favoriser l'augmentation de ses recettes par l'élévation de ses taxes, l'administration des postes fait adopter, en 1805, un nouveau tarif entrant avec résolution dans le système des taxes exagérées. Les effets de ce fâcheux changement ne tardent pas à se manifester; le mouvement progressif des recettes se ralentit brusquement. Le chiffre annuel représentant la moyenne de cette progression avait été de 9,55 % pendant la dernière période; il descend, pendant cette période, à 2,25 % par année.

Malgré cet avertissement péremptoire sur les conséquences dommageables des augmentations de taxes, l'administration anglaise ajoute encore en 1827 une nouvelle augmentation à son tarif. Cette mesure inopportune fortifie l'énergie compressive d'un tarif déjà trop élevé. La progression des recettes continue encore, mais elle semble être le dernier effet d'une impulsion déjà éloignée. Cette progression était de 9,55 % sous le tarif de 1765; elle était encore de 2,25 % sous le tarif de 1805; elle n'est plus que de 0,68 % sous le tarif de 1827.

Ces résultats sont significatifs; ils le deviennent plus encore lorsque l'on considère au milieu de quelles circonstances ils se sont produits.