Et nous aussi, mon Henri, nous t'apporterons notre petit bouquet. Les jours où quelque grand enthousiasme, une phrase, un tableau, un beau vers ou quelque belle action des hommes aura mis dans notre esprit ce frémissement qui t'était familier, nous prendrons, à notre tour, le chemin du Montparnasse et nous viendrons t'apporter en offrande le chaud mouvement de notre cœur.
Je voudrais vous parler encore pour retenir plus longtemps notre ami parmi nous; je voudrais trouver le mot magique, qui suspende le temps. Lui, maintenant, il le saurait peut-être. Mais nous, pour quelques jours encore, nous ne sommes que de pauvres hommes, et qui ne savons rien...
Du courage, ma chère Hélène! Que le sentiment du bonheur complet, absolu, que vous avez donné à votre cher mari vous soutienne; et appuyez fortement votre détresse sur la douleur de vos amis.
J.-J. THARAUD.
A LOUIS ARTUS
son admirateur et son ami
F. M.