Pour en finir avec cette étude un peu aride je renvoie le lecteur à ce j'ai dit (Chapitre I) des conceptions ethniques, cosmogoniques et zoologiques des noirs telles qu'elles semblent ressortir des contes de ce recueil.
Il va de soi que je n'entends pas dégager de ces contes une cosmogonie cohérente et complète. J'ai indiqué seulement à titre de curiosité les quelques récits relatifs à ces idées.
Ici se termine une étude que j'aurais voulu condenser davantage et présenter sous une forme moins aride; mais j'ai dû sacrifier la concision à la clarté. Je me suis préoccupé avant tout d'effectuer un premier tri des matériaux que je présente au public afin de préparer son travail à celui que la littérature merveilleuse indigène intéressera et qui voudra en faire une étude plus approfondie et plus savante que celle-ci.
Bandiagara, Octobre 1912.
F. V. Equilbecq.
N'ayant pris connaissance des «Contes populaires d'Afrique» (R. Basset. Guilmoto, éditeur), et des «Contes soudanais» (Monteil. Leroux, éditeur), que tardivement et au cours de l'impression de cet essai, je n'ai pu, malgré l'intérêt de comparaison qu'ils présentent, faire état de ces recueils dans l'étude ci-dessus. Je les signale à ceux que le folklore indigène intéresse et y renverrai dans les notes et éclaircissements placés à la fin de chacun de mes contes quand il y aura lieu à comparaison.
CONTEURS AYANT COLLABORÉ
AU PRÉSENT RECUEIL
AHMADOU DIOP—Ouolof.—Brigadier-chef de gardes régionaux à Yang-Yang (Sénégal).
BOUBAKAR MAMADOU—Torodo.—Garde-régional de 1re classe à Yang-Yang. (Sénégal).
SALIFOU GORNGO—Môssi.—Garde-cercle à Pama (Cercle de Fada).