Aïssata, en l'entendant, se mit à pousser des cris. Le kuohi accourut avec ses captifs et s'inquiéta de ce qu'elle avait à crier ainsi «Kuohi! dit-elle, tu as fait de mon frère ton captif et tu me l'as donné pour garder mon fils!»

Le roi demanda à Daouda si Aïssata disait la vérité. Celui-ci alors raconta au kuohi toute son histoire; quand il fut à la fin, son beau-frère lui donna de l'or et de l'argent en quantité, des bijoux, des chevaux, des vaches et lui abandonna tout pouvoir sur la moitié du village. Par la suite il lui confia une colonne à commander car Daouda avait prouvé, aux dépens même du roi, qu'il était brave et qu'il tirait adroitement de l'arc.

Bogandé 1911.

Conté par FATIMATA OAZI.

Traduit par SAMAKO NIEMBÉLÉ

dit SAMBA TARAORÉ.

ÉCLAIRCISSEMENTS

Cf. La princesse du Soleil (Luzel, Contes et légendes des Bretons Armoricains.) Merlin-devin (De La Villemarqué, Barsaz-Breiz) Sneewittchen (Grimm).

XIII