E. Fables. Geste burlesque du lièvre et de l'hyène.
F. Contes égrillards. Contes à combles (se confondant souvent avec les contes égrillards).
G. Contes-charades[10].
Note 10:[ (retour) ] Genre des «Roetselmoehrchen» allemands.
Cette division en catégories n'a rien que de relatif et, pour l'établir, j'ai dû ne tenir compte que du caractère le plus marqué du récit à classer, alors que, par ses caractères accessoires, ce même récit pourrait se voir rangé dans une ou deux autres catégories.
Nous allons voir, en étudiant chacune de ces grandes catégories, qu'elle comporte encore d'autres subdivisions. Indiquer dans le tableau ci-dessus ces subdivisions nuirait à la clarté de la classification.
A. Légendes cosmogoniques, etc.
Ces légendes essaient d'exposer—sans grande conviction, d'ailleurs—la création du monde, l'origine de certaines races ou de certains peuples, l'histoire des héros fabuleux, l'évolution de la civilisation.
Je n'ai recueilli que peu de légendes cosmogoniques ou métaphysiques; ce sont les contes intitulés: D'où vient le soleil[11]—La créance de la Mort—Le chien et le caméléon—L'anguille et l'homme au canari—Les nyama et le cultivateur. Mais on en trouvera de nombreux exemples chez d'autres folkloristes. Ainsi, la controverse du crapaud et du caméléon[12] nous apprend qui, des montagnes ou de la boue, a été créé en premier lieu; celui du «Déluge universel» nous expose la tradition agni sur ce sujet. Le conte de Froger, intitulé: «Le genre humain» élucide le problème de la création de la femme selon les Môssi. Enfin, la différence des races et l'infériorité des noirs sont expliqués par des contes divers de Laumann, d'Ollone, d'Arcin[13] et de Bérenger-Féraud[14].
Note 11:[ (retour) ] Pour les contes cités, se référer à la table des matières alphabétique qui sera publiée à la fin de l'ouvrage terminé.