Note 12:[ (retour) ] Delafosse, Essai de manuel de la langue Agni. La formation du Monde. Le Déluge universel.
Note 13:[ (retour) ] Arcin, La Guinée française.
Note 14:[ (retour) ] Contes populaires de la Sénégambie. (Voir aussi Vigne d'Octon cité par Arcin (le 1er griot) et Bérenger-Féraud «L'origine des griots et des laôbé». Op. cit.).
L'évolution de la civilisation, telle que l'entendent les noirs, se trouve exposée dans les contes ci-après: L'invention des cases.—Le minimini ou la fondation des villages.—La conquête du dounnou et Antimbé, ravisseur du bohi, (relatifs à l'invention des tambours).—L'ancêtre des griots.—Le cadavre ambulant.—La première des dots.—Les sinamousso.
La légende se fait historique ou quasi-historique pour expliquer l'origine de divers téné[15]. Voir à ce sujet les contes de Fadôro—de La femme enceinte—du Cheval noir—du Lionceau et l'enfant.
Note 15:[ (retour) ] Le téné est l'animal «tabou» pour une famille, une race ou une tribu, celui qu'on ne doit pas tuer, ni surtout manger quand on appartient au groupement pour lequel il est sacré. C'est aussi une sorte de blason rudimentaire.
Elle est même délibérément historique—abstraction faite du merveilleux—quand elle célèbre les exploits d'un héros mythique comme Samba Guénâdio Diêgui (La geste de S.-G. Diègui) Namara Soundieta, NDar, Amadou Sefa Niânyi, la fondation d'une dynastie royale: (Légende de NDiadiane, NDiaye), la conquête du pouvoir (L'éléphant de Molo) ou encore quand elle rappelle les aventures des Sorko pêcheurs ou des Gow chasseurs du Niger[16] l'émigration des Agni, sous la conduite d'Aoura Pokou, leurs guerres au Baoulé contre les Gori[17], la faiblesse paternelle du damel Amady NGôné[18], la folie «caligulienne» de l'almamy torodo Amady Si (Amady Si, roi du Boundou) le dévouement du Khassonké Yamadou Hâvé ou de la fille du massa, etc., etc.[19].
Note 16:[ (retour) ] Ajouter Malick Sy (Légendes de Bérenger-Féraud et de Lanrezac). La fondation de l'empire Diolof (B.-F.).
Note 17:[ (retour) ]Dupuis-Yakouba, Contes des Gow et Desplagnes «Le Plateau central nigérien».
Note 18:[ (retour) ] Delafosse, op. cit.