Enfin, sans comparer spécialement à telle ou telle fraction de la littérature indo-européenne, nous aurons à mettre en regard des procédés généraux communs de celle-ci les procédés indigènes ci-après:

La croyance à la voix du sang.—Voir Bala et Kounandi—Lanséni et Maryama (Barot)—Le fils du seigneur Ouindé—L'épreuve de la paternité—Fatouma Siguinné—Hammadi Bitâro—Les 3 femmes du sartyi, etc.

Épreuves analogues aux ordalies: Voir Delafosse: La mort du chien et, contes des Gow, l'épreuve subie par Sanou Mandigné. Voir aussi l'interrogatoire du cadavre dans Le cheval de nuit et La taloguina.

L'indiscrétion punie. Histoires pour impressionner les touche-à-tout. Voir: Le canari merveilleux.

Caractère fatidique des nombres 3 ou 7 et de leurs multiples. Il y aurait trop d'occasions de le souligner. Le lecteur le constatera en cours de lecture.

Le talisman d'invisibilité. L'anneau de Gygès, le bonnet (Hutlein) des contes allemands. Le bonnet magique de Sanou Mandigné (contes des Gow). Le sirikou bambara. La queue d'hyène (pour les voleurs).

La bague à souhaits. Le Wunschring des Allemands. Voir La bague aux souhaits. L'anneau de la tourterelle, etc.

Minuit, heure des apparitions et des crimes chez les noirs comme chez les blancs. Voir: Les jumeaux de la pauvresse—Amadou Kêkédiourou.

Les loups-garous.—Voir: L'ensorcelée de Thiévaly.—La taloguina.—L'almamy caïman.

La mort aux porteurs de mauvaises nouvelles.—(Voir Amadou Kêkédiourou.—La geste de S.-G. Diêgui).