Note 95:[ (retour) ] Contes des Gow. L'hyène de Djenné (D-Y. op. cit.).

Note 96:[ (retour) ] V. Contes de Fadôro et du Vampire.

Il existe d'ailleurs des exorcistes ou conjureurs des sorciers: les bourhama (en ouolof) qui les obligent par leurs conjurations à réparer le mal causé. Ces exorcistes sont doués d'un pouvoir plus ou moins fort C'est sous la dictée de l'un d'eux qui se targue d'une puissance supérieure à celle de ses confrères, que j'ai transcrit le conte intitulé L'ensorcelée de Thiévaly. Chez les musulmans, ce rôle est tenu le plus souvent par les marabouts, chez les fétichistes bambara par les nama, chez les gourmantié, par les niogoudâno. Ces derniers combattent par des fumigations le mauvais sort jeté.

On trouvera dans Bérenger-Féraud (Op. cit.) quelques indications relatives à la croyance aux sorciers dans la Sénégambie.—Chez les Sénofo et les Bobo comme chez les Kissiens et les Kouranko, dès qu'une mort subite fait soupçonner le maléfice d'un sorcier, on procède à des épreuves destinées à révéler le nom de celui-ci. Le conte du Cheval de nuit documentera le lecteur sur ce point. Il y est procédé à un véritable interrogatoire du cadavre.

On peut rapprocher de la croyance aux sorciers la foi en l'efficacité néfaste du mauvais oeil. Voir le Kitâdo vengé,—La chèvre au mauvais oeil, etc., etc. Les possesseurs du mauvais oeil sont d'ailleurs considérés comme des jettatori conscients, ce qui n'est pas toujours le cas, en Italie par exemple. La croyance au «cattio occhio» est générale en Orient et notamment en Turquie. Pline et Virgile en parlent ainsi que Théocrite. (V. Contes inédits des 1001 nuits, op. cit. Notes du Tome II p. 323).

Comme végétaux figurant dans les contes il y a lieu de citer le riz (V. Le choix d'un d'un damel.)

Comme minéraux: le caillou (Ntyi vainqueur du boa.)

Comme choses diverses: le gigot, (Le sounkala de Marama), la boule de mil et la cravache (La nyinkona), la marmite (Hammat et Mandiaye), la sauce, les canaris et les calebasses (Bergère de fauves).

Comme abstractions: La Mort[97] (V. La mort créancière,—L'intrus dans l'Aldiana [98], la Faim, Le choix d'un lanmdo, l'Humanité [Adina], le Mensonge et la Vérité)[99]. Voir aussi abstractions des contes ci-après: Kahué l'omniscient,—L'éléphantiasis de Moriba, les diverses parties du corps (Le procès funèbre de la bouche).

Comme animaux fabuleux: le ouârasa, le mangeur d'hommes (Le plus brave des 3, le minimini), l'yboumbouni.