[32]: Slave-grown sugar, free-grown sugar. Il faudrait traduire sucre produit par les esclaves, ou par les hommes libres. Pour abréger, je me suis permis ces néologismes: Sucre-esclave, sucre-libre.

[33]: Ce ministre était M. Gladstone, que l'on sait être sorti depuis des affaires pour des scrupules religieux.

[34]: Unconditional; la Ligue entend par là que l'abolition des droits d'entrée, sur les grains étrangers, ne doit pas être subordonnée à des dégrèvements accordés par les autres nations aux produits anglais.

[35]: Cela se comprend aisément. Supposons que la consommation du blé en Angleterre soit de 60 millions d'hectolitres, dont 54 millions de blé indigène et 6 millions de blé étranger.

Supposons encore que ce dernier vaut à l'entrepôt 20 fr. l'hectolitre. Un droit de 2 fr. à la mouture frapperait les 60 millions d'hectolitres et donnerait au trésor un produit de 120 millions. De plus, il établirait le cours du grain sur le marché à 22 francs.

Un droit de douane de 2 fr. fixerait aussi le cours du blé à 22 fr., puisque, d'après l'hypothèse, l'étranger ne saurait vendre au-dessous. Mais le droit, ne se prélevant que sur 6 millions d'hectolitres, ne produirait à l'Échiquier que 12 millions.

Ce sont les monopoleurs qui gagnent la différence.

[36]: «Prétendre enrichir un peuple par la disette artificielle, c'est une politique en contradiction avec le sens commun.» (Sir James Graham, ministre de l'intérieur.)

[37]: Sir Robert Peel avait annoncé que son intention n'était pas de reviser la loi-céréale.

[38]: Il faut se rappeler que ce discours fut prononcé à l'époque du procès d'O'Connell.