— Bonjour, dit Julie.
Elle regarda Francine, étalée dans son fauteuil.
— Bon Dieu, ajouta-t-elle avec un ton d’aigreur involontaire, t’as pas l’air à plaindre.
Francine leva sa figure fraîche, un peu empâtée, encore agréable. Elle eut un sourire de satisfaction placide.
— Pourquoi que j’aurais l’air à plaindre ? Y a pas de raison… Et pis y fait trop beau… On sent déjà le printemps. Faut profiter des choses, hein ?… Dis donc, veux-tu un verre de café ? T’es venue de bonne heure aujourd’hui, comment que ça se fait ? C’est vrai qu’y a trois jours qu’on ne t’a vue…
— J’ai une nouvelle à te dire…
Elle avait pris un air mystérieux.
— Ton mari, où qu’il est ?…
— Bertin ? Il est à la foire. Y fait une affaire de chevaux.
— Y gagne toujours de l’argent tant qu’y veut ?