1.«Titra,» l’impôt de capitation; chaque mahométan doit s’en acquitter en nature le jour de fête qui suit le Ramadan, (sept doubles mains pleines, par tête) ou en espèces, valeur correspondante.
2.«Zeka,» l’impôt sur la fortune prescrit chaque année, d’après la loi musulmane, (bétail et fortune mobilière).
3.«Oushr» la dixième partie de la moisson et la dixième partie de toute marchandise importée à Omm Derman.
—Ici figurent les droits de location pour tout le blé qui se décharge dans le port au blé.
4.Les biens confisqués par suite des jugements des cadis.
5.La gomme arabique du Kordofan, monopole de l’Etat. Le Bet el Mal l’achète à des prix fixés au préalable et la revend avec bénéfice aux marchands qui jouissent du droit de l’exporter en Egypte.
6.La location de quelques bateaux.
7.Transports. Tous les transports sont affermés; la recette entre dans cette caisse.
8.Emprunts forcés auprès des négociants, et qui ne sont jamais remboursés.
—Sont soumis au Bet el Mal el Oumoumi, seulement les districts appartenant autrefois à la province de Khartoum, sur la rive droite du Nil Bleu et sur la rive gauche du Nil Blanc. Les autres provinces, comme Berber, Dongola, etc... ont chacune une administration financière qui leur est propre.

b. Dépenses.

1.Frais de transport des troupes et fourniture de blé à quelques provinces ou postes, en cas de nécessité.
2.Solde des troupes nègres en station à Omm Derman, à l’exclusion de celle des moulazeimie.
3.Honoraires des fonctionnaires, cadis, secrétaires, etc.
4.Secours, aumônes, présents qui sont distribués sur l’ordre du calife ou de Yacoub.

II. Bet Mal el Moulazeimie.

a. Revenus.

Le territoire compris entre le Nil Blanc et le Nil Bleu, le Ghezireh, doit couvrir l’entretien des moulazeimie. La population est soumise à un seul impôt fixe. Il rapporte annuellement:

1.120 000 écus-derviche.
2.100 000 ardebs de doura.
3.100 000 pièces de coton ordinaire indigène; chaque pièce a une longueur d’environ 10 aunes.

b. Dépenses.

1.Solde des soldats et des officiers; le soldat touche mensuellement ½ écu-derviche; il est vrai qu’il est rarement payé!
2.Le ménage, c’est-à-dire la ration de blé; ¼ d’ardeb par homme et par mois.
3.Habillement des moulazeimie, des ras miye et des émirs.
—Les officiers sont payés selon leur rang; en tout cas, leur solde est naturellement supérieure à celle des simples soldats

III. Bet Mal warchet el Harbia.