[23] Nous aurions voulu donner sur ce personnage quelques détails plus complets, mais nos efforts n'ont pas été heureux. Les Archives nationales semblent ne posséder aucun document le concernant.—M. de Metternich raconte encore que Napoléon lui enleva sa place de maître d'allemand comme ancien jacobin. Nous avons pu retrouver et feuilleter les Comptes Rendus du Procureur Gérant de Louis-le-Grand et les Pièces justificatives de ces comptes rendus. Sur les feuilles d'émargement pour le paiement des traitements du personnel, nous avons retrouvé la trace de Simon, qui touchait annuellement 2,000 francs, depuis l'an XII jusqu'en décembre 1813. Nous n'avons pu mettre la main sur les comptes des années postérieures, ce qui nous a rendu impossible la vérification de l'assertion de M. de Metternich. Ce dernier ajoute qu'à la Restauration, Simon fut choisi par le duc d'Orléans comme professeur d'allemand pour ses enfants.
A titre de simple indication, signalons que, dans sa séance du 14 septembre 1793, la Convention accorda une somme de 2,000 francs pour payer quatre mois de traitement échus à un citoyen Simon qui «après la célèbre journée du mois d'août 1792» avait été chargé «de traduire en langue allemande les décrets de la Convention nationale». S'agit-il de J.-F. Simon? Le rôle de ce dernier au 10 août et sa connaissance de la langue étrangère en question sont de trop faibles indices pour permettre d'émettre une hypothèse à ce sujet.
[24] Léopold II fut couronné empereur d'Allemagne en octobre 1790 et François II le 14 juillet 1792.
[25] Albert Sorel, l'Europe et la Révolution française, t. II, p. 492.
[26] Mémoires du prince de Metternich, t. I, p. 10.
[27] Le mariage fut célébré le 27 septembre 1795.—Marie-Éléonore de Kaunitz était née le 1er octobre 1775. Elle mourut à Paris le 19 mars 1825 après avoir donné sept enfants à son mari.
[28] Mémoires du prince de Metternich, t. VII, p. 646.
[29] Ibid., p. 647.
[30] Ministre de Conférences et d'État le 4 août 1809, M. de Metternich fut nommé le 8 octobre 1809 ministre de la Maison impériale et des Affaires étrangères (Mémoires du prince de Metternich, t. VIII, p. 647).
[31] Ibid., t. I, p. 99.