[63] Le fils aîné de la gouvernante des grands-ducs, Charles Andréïévitch, né le 12 février 1767, embrassa la carrière militaire. Major-général en 1797, lieutenant-général (1799), général d'infanterie (1827), curateur de l'université de Dorpat (1817), membre du Conseil de l'Empire (1826), ministre de l'Instruction publique (1828-1838), il mourut dans ses terres de Courlande le 12 janvier 1845 laissant deux fils, dont l'un, André Karlovitch, fut plus tard général-major (Friedrich Busch, Fürst C. Lieven und die Kaiserliche Universität Dorpat unter seiner Oberleitung. Dorpat et Leipzig, 1846, in-4o).

[64] Publié dans: Die Ermordung Pauls und die Thronbesteigung Nikolaus I. Neue materialien veröffentlicht und eingeleitet von professor Dr. Theodor Schiemann. Berlin, Georg Reimer, 1902, in-8o, p. 35.

[65] «Ce récit a beaucoup d'intérêt; il a un caractère de vérité et de vie. Mme de Lieven ne relate que ce qu'elle a vu et entendu, par conséquent rien de l'acte même de l'assassinat; mais l'impression générale sur la cour et le public, l'attitude et le langage des principaux personnages, l'Impératrice, l'empereur Alexandre, le comte Pahlen, sont peints avec finesse et relief» (Souvenirs du baron de Barante. Paris, Calmann Lévy, 1890, 8 vol. in-8o, t. I, p. 82).

[66] Ernest Daudet, Une vie d'ambassadrice au siècle dernier. La princesse de Lieven, chap. I. A la cour de Russie.

[67] Gazette nationale ou le Moniteur universel du lundi 30 avril 1810, no 120, p. 475.

[68] Moniteur universel du mercredi 15 juillet 1812, no 197, p. 771.

[69] Moniteur universel du samedi 26 décembre 1812, no 361, p. 1429.

[70] Mémoires du prince de Talleyrand, publiés par le duc de Broglie. Paris, Calmann Lévy, 1891, 8 vol. in-8o, t. III, p. 404.—L'authenticité de ces Mémoires, au moins dans leur forme actuelle, est très contestée. Le duc de Broglie n'eut entre les mains qu'une copie exécutée par M. de Bacourt, qui détruisit le manuscrit original. Si le passage reproduit ci-dessus a été retouché par M. de Bacourt, il n'en conserve pas moins quelque intérêt documentaire, ce dernier ayant beaucoup connu Mme de Lieven à Londres et à Paris.

[71] Letters of Dorothea, princess Lieven, during her residence in London. Biographical notice, p. VIII.

[72] M. Guizot, Mélanges biographiques et littéraires. Paris, Michel Lévy, 1868, in-8o, p. 194.—En 1817, le maréchal de Castellane notait dans son journal: «Le comte et la comtesse de Lieven jouissaient d'une grande considération à Londres; ils y tenaient un grand état. Mme de Lieven était une agréable et fort aimable personne de trente ans.» (Journal du maréchal de Castellane. Paris, Plon, 1897, 5 vol. in-8o, t. I, p. 348).