[163] Frédéric-Guillaume III, né à Potsdam le 3 août 1770, roi de Prusse depuis la mort de son père, Frédéric-Guillaume II, le 16 novembre 1797, mourut le 7 juin 1840 (Almanach de Gotha, 1841).
[164] François Ier, empereur d'Autriche, roi de Hongrie et de Bohême, de la Lombardie et de Venise. Né le 12 février 1768 à Florence, succéda à son père Léopold II dans les États de sa maison le 1er mars 1792. Couronné roi de Hongrie le 6 juin, élu empereur d'Allemagne le 7 juillet 1792, couronné le 14, se déclara empereur héréditaire d'Autriche le 11 août 1804 et se démit de la dignité d'empereur romain le 6 août 1806. Mourut le 2 mars 1835 (Almanach de Gotha, 1819, 1830, 1836).
[165] Alexandre Ier Paulovitch, né 12/23 décembre 1777, succède à son père Paul Ier le 13/24 mars 1801, meurt le 19 novembre/1er décembre 1825 à Taganrog (Almanach de Gotha, 1819, 1826.)
[166] Capo d'Istria (Jean-Antoine, comte), né à Corfou en 1776. Entré au service de la Russie en janvier 1809, il devint secrétaire d'État de l'empire russe (novembre 1815) et dirigea jusqu'en 1822 le département des affaires étrangères conjointement avec Nesselrode. Était en 1818 l'un des plénipotentiaires russes au Congrès d'Aix-la-Chapelle et habitait avec Nesselrode, chez M. Wildenstein, rue du Pont, no 11. Après sa démission (1822), Capo d'Istria se retira à Genève d'où il prit une part active à l'organisation du soulèvement hellénique. Élu président pour sept années par l'assemblée nationale grecque de Trézène, le 2/14 avril 1827, il fut assassiné le 27 septembre/9 octobre 1831 (Nouvelle Biographie générale) Didot, t. VIII, col. 594.—Archives du ministère des affaires étrangères. France, Mémoires et documents, vol. 337, fo 221. Liste des personnes qui composent la suite de S. M. l'empereur de Russie.
[167] Richelieu (Armand-Emmanuel-Sophie-Septimanie du Plessis, d'abord comte de Chinon, puis duc de Fronsac et duc de), né à Paris le 25 septembre 1766. Chargé d'une mission près la cour de Vienne (1790), il émigra et prit du service dans l'armée russe où il arriva au grade de général major. Gouverneur d'Odessa (1803), puis de toute la Nouvelle-Russie (1805), il rentra en France à la première Restauration. Président du conseil, ministre des affaires étrangères (26 septembre 1815-29 décembre 1818). De nouveau président du conseil, du 20 février 1820 au 14 décembre 1821. Membre de l'Académie française (21 mars 1816), mort à Paris le 17 mai 1822. Il fut le promoteur du Congrès d'Aix-la-Chapelle, qui lui permit de libérer la France de l'occupation étrangère. Pendant son séjour à Aix, il était logé rue Saint-Pierre, no 595 (R. Bonnet, Isographie des membres de l'Académie française, Paris, Noël Charavay, 1907, in-8o, p. 241.—Archives du ministère des affaires étrangères, France, Mémoires et documents, vol. 337, fo 213).
[168] Kozlovski (prince Pierre Borissovitch), né en décembre 1783, diplomate, bel esprit, lieutenant du royaume de Pologne, était en 1818 ministre de Russie à Turin. Mourut le 26 octobre 1840 (Wilhelm Dorow, Fürst Kozloffski, Leipzig, Ph. Reclam junior, in-12, 1846.—Georges Stendman, Liste alphabétique de noms de personnages russes pour un dictionnaire biographique russe, formant le t. LX du Recueil de la société impériale d'histoire de Russie (Sbornik Imperatorskavo Russkavo Istoritcheskavo Obchtchestva).—«Peu d'hommes réunissaient comme le prince K. autant de vivacité et d'intelligence dans le travail, jointes à une élocution pleine de feu et d'entraînement. Son instruction était profonde et variée, sa mémoire admirable.» (Comte A. de la Garde-Chambonas, Souvenirs du Congrès de Vienne, p. 247).
[169] Par cette expression qui revient plusieurs fois dans le cours de sa correspondance, le prince de Metternich désignait sans doute les membres des familles souveraines et quelques personnages de grande importance. Il rangeait, comme on le verra plus loin, les personnages secondaires dans des catégories numérotées 2, 3, 4...
[170] «Le prince de Metternich à l'empereur François.—Aix-la-Chapelle, 17 novembre. Sire, dans notre conférence d'aujourd'hui, le duc de Richelieu a fait un rapport sur les affaires d'Espagne, en ce qui concerne les colonies de cette puissance; ce rapport entraînera une discussion tellement importante que j'ai dû me rendre au vœu unanime de mes collègues et prendre part au débat. Dans tous les cas, il faudrait que je fusse de retour ici samedi prochain, c'est-à-dire le jour où le duc de Wellington assistera à la conférence. Je me suis donc décidé à partir pour Bruxelles samedi, le 21 de ce mois, au lieu de demain 18 novembre, après la clôture des conférences.» (Mémoires du prince de Metternich, t. III, p. 164).
[171] La lettre no 1 qui se termine quelques lignes plus bas.
[172] Journal des Débats du jeudi 26 novembre 1818.—«Aix-la-Chapelle, 21 novembre. M. le prince de Metternich part demain pour Bruxelles. M. de Floret l'a déjà précédé aujourd'hui: on ignore l'objet de ce voyage.»