4o Catherine, reine de Würtemberg, morte le 9 janvier 1819.
[288] La comtesse Joseph Esterhazy, fille aînée du prince de Metternich, était alors à Paris.
[289] Ce portrait, commandé par le Prince Régent, devait être expédié à Londres pour être placé dans la galerie de Waterloo au château de Windsor.
[290] Lawrence termina ce tableau en Italie et l'envoya de Florence au prince de Metternich, qui le reçut cinq jours avant la mort de la princesse Clémentine (6 mai 1820). «Hier est arrivé de Florence le portrait que Lawrence a fait de Clémentine. J'étais décidé à ne pas ouvrir pendant des mois la caisse qui le contenait. Il faut pourtant que Clémentine en ait entendu parler pendant qu'elle était en léthargie. Le premier mot lucide qu'elle m'ait adressé, elle me l'a dit pour me prier de faire déballer le portrait et de le lui montrer. Je le lui fis apporter. Elle sourit à son image et dit: «Lawrence semble m'avoir peinte pour le ciel, puisqu'il m'a entourée de nuages.» Elle voulait qu'on plaçât le portrait à côté de son lit. Mais ce portrait eût été trop cruel pour nous; on ne peut pas mettre ainsi l'une à côté de l'autre la vie et la mort.» (Mémoires du prince de Metternich), t. III, p. 343. Le prince de Metternich à (sans nom de destinataire), 2 mai (1820).
[291] «Ce grand corps (Castlereagh), dansant une gigue et levant en cadence ses longues et maigres jambes, forme le spectacle le plus divertissant.» (Comte de La Garde-Chambonas, Souvenirs du Congrès de Vienne, p. 192).
[292] «La très maigre mais élégante princesse russe Lieven avait refusé de danser avec un mauvais valseur anglais en se servant de l'expression: je ne danse qu'avec mes compatriotes. Aussitôt parut une caricature: le corpulent prince Kosloffsky était représenté dansant avec l'invraisemblablement maigre princesse Lieven et, au-dessous, il y avait: la longitude et la latitude de Saint-Pétersbourg.» (Dorow, Fürst Kosloffsky, p. 12).
[293] Caroline-Amélie-Élisabeth de Brunswick-Wolfenbüttel. Née le 17 mai 1768, elle avait épousé, le 8 avril 1795, George-Auguste-Frédéric, prince de Galles, plus tard Prince Régent (10 janvier 1811), et enfin Roi d'Angleterre sous le nom de George IV (29 janvier 1820). Dès le début du mariage, la mésintelligence régna entre les deux époux. Lors du voyage que l'empereur de Russie, le roi de Prusse et M. de Metternich firent à Londres en 1814 (ce dernier y resta du 8 au 26 juin), la princesse fut exclue de la Cour et ne reçut pas la visite des souverains. Indignée de ce manque d'égards, elle quitta l'Angleterre le 9 août 1814 et vint mener une vie errante sur le continent, prenant pour amant son courrier, Bartolomeo Bergami. Lorsque son mari fût devenu roi d'Angleterre, elle revint à Londres le 6 juin 1820 et fut reçue triomphalement par le peuple. Mais George IV introduisit devant la Chambre des Lords une action en divorce qui surexcita violemment l'opinion publique. Elle mourut le 7 août 1821 (Dictionary of National Biography, t. IX, p. 150).
[294] Ville d'eaux thermales à 27 kilomètres de Vienne.
[295] Lord Castlereagh venait d'avoir une violente attaque de goutte: «Londres, 29 décembre.—Lord Castlereagh s'est trouvé tellement incommodé de la goutte pendant la journée d'hier qu'on a été obligé de le lever et de le coucher; à peine pouvait-il se remuer le moins du monde sans assistance... Le mauvais temps que Sa Seigneurie a éprouvé pendant sa longue traversée de Calais à Douvres a eu beaucoup d'influence sur sa santé... Le noble lord se proposait de partir vendredi de Londres pour North Cray. Mais malheureusement la goutte l'a pris jeudi» (Moniteur universel du dimanche 3 janvier 1819, no 3, p. 10).
«Londres, 31 décembre.—Lord Castlereagh, à ce que nous avons le plaisir d'apprendre, est beaucoup mieux aujourd'hui» (Moniteur universel du mardi 5 janvier 1819, no 5, p. 17).