— Que ferai-je maintenant? répéta Sophie Matvievna.

_— Mais, ma chère et nouvelle amie, _voyez-vous, je viens de louer une voiture pour me rendre à ce village — comment l'appelle-t-on donc? je puis vous y conduire tout aussi bien que la propriétaire, et demain, — eh bien, demain nous partirons ensemble pour Spassoff.

— Mais est-ce que vous allez aussi à Spassoff?

— Mais que faire? Et je suis enchanté! Je vous conduirai avec la plus grande joie; voyez-vous, ils veulent… j'ai déjà loué… J'ai fait prix avec l'un de vous, ajouta Stépan Trophimovitch qui maintenant brûlait d'aller à Spassoff.

Un quart d'heure après, tous deux prenaient place dans une britchka couverte, lui très animé et très content, elle à côté de lui avec son sac et un reconnaissant sourire. Anisim les aida à monter en voiture.

— Bon voyage, monsieur, cria l'empressé personnage; — combien j'ai été heureux de vous rencontrer!

— Adieu, adieu, mon ami, adieu.

— Vous irez voir Fédor Matviévitch, monsieur…

— Oui, mon ami, oui… Fédor Matviévitch… seulement, adieu.

II