—Qui es-tu donc?

—Moi, je suis un homme; toi, qui es-tu?

—Un rogaton pour les chiens! voilà ce que tu es!

—Toi-même…

—Allons, assez! qu'avez-vous à «brailler»? leur criait-on de tous côtés.

Le soir même de la rébellion, je rencontrai Pétrof derrière les casernes, après le travail de la journée. Il me cherchait. Il marmottait deux ou trois exclamations incompréhensibles en s'approchant, il se tut bientôt et se promena machinalement avec moi. J'avais encore le coeur gros de toute cette histoire, et je crus que Pétrof pourrait me l'expliquer.

—Dites donc, Pétrof, lui demandai-je, les vôtres ne sont pas fâchés contre nous?

—Qui se fâche? me dit-il comme revenant à lui.

—Les forçats… contre nous, contre les nobles?

—Et pourquoi donc se fâcheraient-ils?