*289.---- Voyage de Samuel Hearne, du Fort du Prince de Galles dans la Baie de Hudson, à l'Océan Nord, entrepris par ordre de la Compagnie de la Baie de Hudson, dans les années 1769, 70, 71, 72, et exécuté par terre, pour la découverte d'un passage au Nord-Ouest; traduit de l'Anglais, et accompagné de cartes et de figures: Paris, Patru, 1799. in-4. Ibid. 2 vols. in-8. fig.
"Cette traduction est assez exacte; mais elle offre des incorrections, et peu de connaissance de tout ce qui concerne l'histoire naturelle: il en résulte que des animaux décrits par Charlevoix et autres Français qui ont visité le Canada, ne sont pas désignés par les noms qui leur appartiennent, et qui sont reçus dans notre langue."--Biog. Univ.
"C'est à La Peyrouse, qu'on doit la publicité de cette relation intéressante; car le manuscrit en fut trouvé dans les papiers du Gouvernement du Fort du Prince de Galles, lorsque cet infortuné et habile Navigateur s'empara de tous les Établissemens des Anglais dans la Baie de Hudson."--Bib. des Voyages.
290. Henderson, (George)--Short view of the Administration in the Government of America: London, 1802. 8vo.
291. Hennepin, (Louis) Missionnaire Récollet.--Description de la Louisiane nouvellement découverte au Sud-Ouest de la Nouvelle-France, avec la carte du Pays, les moeurs et la manière de vivre des Sauvages: Paris, 1683, 1688. Amsterdam, 1688. in-12.
"Le Père Hennepin avait été fort lié avec M. De la Salle, et l'avait suivi aux Illinois, d'où ce voyageur l'envoya avec le Sieur Dacan, remonter le Mississipi: c'est ce voyage qu'il décrit ici. Au reste, le titre que porte cet ouvrage n'est pas juste; car le pays que le Père Récollet et le Sieur Dacan découvrirent en remontant le Fleuve, depuis la Rivière des Illinois jusqu'au Sault Saint-Antoine, n'est pas de la Louisiane, mais du Canada."--Le P. De Charlevoix.
"Cette relation est dédiée à Louis XIV. Hennepin s'y montre adulateur, et se qualifie de sujet du Roi de France; elle contient les diverses courses de l'auteur, et devrait être intitulée "Voyage" plutôt que "Description." Elle ne renferme rien sur la découverte du Mississipi; de sorte qu'elle offre de l'obscurité dans la partie qui traite des-aventures de l'auteur avant de remonter le Fleuve."--Biog. Univ.
"C'est ce voyageur qui, le premier, nous a fait connaître cette vaste contrée, si riche des véritables bienfaits de la nature, tels que la température la plus heureuse, et le sol le plus fertile peut-être de toute l'Amérique. Les prestiges de l'imagination y firent chercher des trésors factices qui firent long-temps négliger les avantages réels. Le Gouvernement Français était si peu éclairé sur les immenses ressources que peut procurer à la métropole cette belle colonie bien administrée, qu'il l'abandonna sans aucun motif solide à l'Espagne; mais elle était récemment rentrée sous la domination de la France, qui l'a cédée aux Etats-Unis. Sous leur régime, elle peut aspirer à ce haut degré de richesse et de prospérité auquel la nature paraît l'avoir destinée. Ce n'est pas dans la description de Hennepin, qu'il faut chercher à connaître, d'une manière au moins approfondie, la géographie, l'histoire naturelle, les productions spontanées ou industrielles de la Louisiane; mais sur les moeurs, les usages, les superstitions des naturels du pays, il a donné des notions d'autant plus précieuses, qu'il les a visités à une époque où ils n'avaient presque pas communiqué encore avec les Européens."--Bib. des Voyages.
292.---- Nouvelle Description d'un très-grand Pays, situé dans l'Amérique, entre le Nouveau Mexique et la Mer Glaciale, depuis 1670 jusqu'en 1682; avec des réflexions sur les entreprises de M. Cavelier de la Salle, et autres choses concernant la description et l'histoire de l'Amérique-Septentrionale: Utrecht, 1697, 1 vol. in-12. fig. Amsterdam, 1698. Ibid, 1704, 1711, 1720.
"Dans ce second ouvrage l'auteur n'y décharge pas seulement sa bile sur le Sieur De la Salle, il la fait encore retomber sur la France, dont il se croyait maltraité. Au reste, ses ouvrages sont écrits d'un style de déclamation qui choque par son enflure, et révolte par les libertés que se donne l'auteur, et par ses invectives indécentes. Pour ce qui est du fond des choses, le Père Hennepin a cru pouvoir profiter du privilège des voyageurs: aussi est-il fort décrié en Canada, ceux qui l'ont accompagné ayant souvent protesté qu'il n'était rien moins que véritable dans ses histoires."--Le P. De Charlevoix.
"Le père Hennepin dans ce second ouvrage parle d'une Rivière venant de l'Occident, qui lui parut presqu'aussi grosse que le Méchasipi où elle tombe. Le tableau qu'il fait de sa source, d'après les récits des Sauvages, s'accordent parfaitement avec ce que l'on a su récemment sur les sources du Missouri. Hennepin est parfois crédule; mais il ne mérite pas tous les reproches que lui adresse Charlevoix. Ce dernier était sans doute choqué de la liberté avec laquelle le Récollet parlait du peu de fruit qu'on pouvait espérer de la prédication de la foi aux Sauvages; des accusations de cupidité, que l'auteur fait tomber sur les Jésuites, et de son assertion que les Iroquois aimaient tendrement les Religieux de Saint-François, parce qu'ils les voyaient vivre en commun, et ne rien posséder en particulier."--Biog. Univ.
293.---- Nouveau Voyage dans un Pays plus grand que l'Europe, entre la Mer Glaciale et le Nouveau-Mexique, depuis 1679 jusqu'en 1682; avec les réflexions sur les entreprises du Sieur De la Salle: Amsterdam, 1698. in-12. Utrecht, 1698. 1 vol. in-12.