C'étaient les singes. Il y en avait une grande quantité réunis, et tout cela courait, gesticulait, criait en se disputant. A l'intérieur se trouvaient des barreaux et une sorte d'arbre: le long des branches les singes montaient et descendaient, se lançant en l'air et s'accrochant aux branches tantôt avec leurs mains, tantôt avec leur queue. L'un d'eux, s'attachant ainsi à l'arbre avec sa queue comme avec une corde, se balançait au bout. D'autres singes venaient près du grillage pour recevoir des mains des spectateurs les friandises qu'on voulait bien leur donner.

—Quel malheur que je n'aie rien sur moi! dit Julien en retournant ses poches.

André chercha dans les siennes et y trouva un morceau de pain qu'il s'empressa d'offrir à un jeune singe. Mais celui-ci, après l'avoir pris, fit la grimace et le laissa tomber.

—Voyez-vous! dit l'oncle Frantz; c'est qu'ils sont habitués à recevoir des pierres de sucre, et d'autres choses meilleures que du pain sec. Et puis ils n'ont pas grand appétit, sans cela ils trouveraient bien le pain bon.

CXVII.—(Suite.) La fosse aux ours. L'éléphant.

Julien serait resté volontiers toute une journée à regarder les singes, mais il y avait encore bien des choses à voir.

La fosse des ours au Jardin des Plantes.—L'ours se trouve dans toutes les parties du monde. Il recherche les montagnes et les forêts solitaires, où il trouve un abri contre les chasseurs.—Il y en a encore dans les Alpes et les Pyrénées. L'ours marche lourdement, mais nage et grimpe aux arbres avec agilité. Il est assez intelligent, et comme il peut facilement se tenir sur ses pieds de derrière, les bateleurs lui apprennent à danser et à exécuter divers tours.

—Allons maintenant rendre visite à Martin, dit l'oncle.

—Martin, dit Julien avec étonnement; qui est-ce donc?