Jaguar.—C'est, après le tigre et le lion, le plus grand des carnassiers du genre chat. Il vit en Amérique, surtout au Mexique et dans la Plata. Il se plaît dans les grandes forêts, près des fleuves, grimpe aux arbres comme un chat et y poursuit les singes. Il s'attaque même à l'homme.
—C'est que les lions sont en effet des carnassiers de la race des chats, dit l'oncle Frantz. Mais ce sont des chats avec lesquels il ne ferait pas trop bon jouer; même sans vouloir vous faire du mal, il suffirait d'un coup de la queue de ce lion pour vous terrasser, et du petit bout de sa griffe pour vous enlever un morceau de chair.
—Mais, dit Julien, ils doivent bien s'ennuyer d'être toute la journée enfermés dans ces cages. Il faut que les barreaux soient bien solides pour qu'ils ne puissent les briser.
L'amphithéâtre des singes au Jardin des Plantes de Paris.—Les singes appartiennent à l'ordre des quadrumanes, c'est-à-dire animaux à quatre mains. Ce sont les plus intelligents des animaux et ceux qui, par leur conformation, ressemblent le plus à l'homme. Il y en a de toute race et de toute taille, depuis la grosseur d'un écureuil jusqu'à celle de l'homme le plus grand. Ils se nourrissent de fruits, quelquefois d'insectes, et vivent dans les arbres, où ils sautent de branche en branche avec agilité.
—Ne t'inquiète pas, Julien, dit l'oncle en souriant, ce sont de bons barreaux de fer sur lesquels ni leurs dents ni leurs ongles ne peuvent rien.
Et on continua la promenade. A côté, c'était le tigre royal qui est presque aussi grand que le lion, mais bien plus féroce. Il tournait avec une inquiétude fiévreuse tout autour des barreaux, en regardant les yeux à demi ouverts, d'un air hypocrite.
Plus loin, c'étaient les panthères et le jaguar accroupi comme pour faire un bond. A quelque distance on entendait des rires, et la foule se pressait devant une grande et haute cage en forme de rotonde.
—Oh! dit Julien, qu'est-ce qu'il y a là?