— Trop vrai!… Elle n'a rien… Mme Davrançay n'a pas laissé de testament. Selon la loi, sa nièce, Mlle Laure Arguin, est son unique héritière.
— Quelle misère! murmura Lecoulteux… Quelle misère…"
Il se tut. Puis:
— Vous savez, Kerjean… même maintenant, elle ne voudrait pas de moi, la petite Phyl… C'est un autre qui lui plaît… A Vichy, les deux derniers jours, quand de Mauve est revenu, je croyais qu'on allait nous annoncer les fiançailles. Je vois encore le sourire de la petite Phyl… Mais je connais de Mauve… Maintenant il la demandera encore moins que moi… Pauvre petite Phyl!… Vous l'avez revue, Kerjean, depuis cette journée funèbre?
— Deux fois… Elle adorait sa marraine et la pleure désespérément… Je ne crois pas qu'elle se fasse une idée très exacte des difficultés matérielles de sa situation.
— Elle vous aime beaucoup, Kerjean… C'est elle qui a voulu qu'on vous télégraphiât en même temps qu'à Mlle Arguin.
— Oui, elle sait qu'elle peut compter sur ma fidélité… Je ne l'aime pas d'amour, moi!… Mais, hélas! que peut-on pour elle?
— Je pense qu'elle ne va pas rester ici ou à la Peuplière…
— Oh! soyez tranquille, on ne le lui proposera pas… L'attitude et toute la manière d'air de Mlle Arguin sont inqualifiables… Phyllis est subie quelques jours… Voilà tout.
— Que va-t-elle devenir?… dites, Kerjean?