Guillaume ne dormit qu'une partie de la nuit et s'éveilla soucieux.

A sept heures et demie, comme il déjeunait dans la salle à manger, Phyllis entra, blonde et claire comme un rayon de soleil. Anaïk la suivait, portant un plateau.

— Bonjour, vieux Kerjean! fit la jeune fille; Anaïk m'avait apporté mon chocolat dans ma chambre, mais j'ai préféré déjeuner avec vous.

Une robe blanche, ample et souple, l'enveloppait de longs plis. Elle ne s'était pas coiffée; ses cheveux étaient encore nattés de chaque côté de son visage.

Kerjean sourit.

— Bonjour, petite Phyl!…

Phyllis s'était assise en face de son hôte et goûtait du bout de sa cuillère le chocolat trop chaud.

— Kerjean, avez-vous trouvé quelque chose?

Il hésita devant le sourire confiant.

— Eh bien, à la vérité, non, pas encore… Je vais demander à Mme Saugeret, la femme d'un ingénieur chez Patain… Car vous ne devez pas rester un jour de plus ici… Si déjà l'on savait…