Guillaume m'a regardé froidement.

— Guillaume, je ne comprends pas… il semble que vous soyez fâché, contrarié de ce qui est arrivé… Alors, si vous le préfériez, je pourrais refuser tout cet argent… Je ne tiens pas être riche, si cela vous ennuie…

Guillaume s'est retourné vers moi. J'ai senti que ses lèvres tremblaient. Il a souri:

— Non, mon enfant chérie… Vous êtes un peu saisie, un peu troublée… Bientôt, demain, il en sera tout autrement. Vous rentrerez dans la vie de luxe, d'élégance pour laquelle vous êtes née!… Vous êtes à l'abri du besoin, votre avenir se trouve assuré…

— J'étais à l'abri du besoin…

— Oui, certes, relativement, ma chère petite, mais que de choses vous manquaient!… Oh! je le sais, allez!… Je n'ai, moi, que mes appointements…

Je me mis à pleurer.

28 mars.

Il travaille beaucoup, il travaille trop… Il a l'air fatigué, presque malade.

Hier, on m'a téléphoné qu'il ne rentrerait pas dîner et resterait aux ateliers toute la nuit. Moi, je n'ai pas dormi deux heures…