Ce matin, je me suis élancée vers lui avec une véhémence involontaire.

— Oh! Guillaume, ne recommencez pas cela…

— Il m'était impossible de quitter… Ah! Phyllis, cette fois, je crois que j'ai trouvé… enfin, enfin!

J'ai eu un cri de joie.

…Pour la première fois, depuis que je suis l'héritière de Mlle Arguin, j'ai fait des projets… D'abord, revoir ma chère Peuplière, la retrouver accueillante et maternelle après l'avoir pleurée, y revivre les jours paisibles et simples que j'aimais… C'est une pensée qui m'est si douce que mon allégresse éclatait sur mes lèvres, dans mes yeux…

— Guillaume, nous serons des châtelains très aimés… Nous ferons une quantité de choses très utiles et très bonnes dans la voisinage…

Je parlais, je parlais…

— Oh! Guillaume, je voudrais qu'il fût possible de retrouver tous ces braves serviteurs de marraine… Je voudrais la maison rue d'Offémont telle qu'elle était… quand je l'habitais, quand vous y veniez…

— Nous parlerons de tout cela un de ces jours, Phyllis… Il faudra bien en parler…

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