Et pendant bien des années, tous les voyageurs qui eurent l’occasion de s’arrêter à l’auberge des « Armes de la Nation » purent apprendre, de la bouche même du citoyen Pouponnel, l’histoire merveilleuse de ce colonel Pierre Fargeot qui, par grand hasard, s’était trouvé être un duc de Chanteraine.

— … Il avait passé par ici, deux ou trois heures auparavant ! Si bien que c’est moi, messieurs, moi-même qui, lui indiquant le chemin de Mons-en-Bray, en suis venu à lui parler du château et de la famille de Chanteraine qu’il ignorait absolument et à lui faire part de sa propre mort… qu’il ignorait également, inutile de vous le dire !

» Ah ! concluait invariablement maître Pouponnel, j’ai vu, au cours de ma longue vie, des choses bien surprenantes, mais cette histoire-là !!! cette histoire-là surpasse en invraisemblance les plus absurdes fictions des romanciers à la mode !… C’est à tel point, messieurs, que, si je n’y avais pas joué moi-même un rôle aussi important — et que quelqu’un me la contât, — je refuserais d’y croire !

FIN

TABLE

PROLOGUE

[1]

PREMIÈRE PARTIE

I.

— Les bavardages du citoyen Pouponnel

[19]

II.

— Le chemin de Mons-en-Bray

[31]

III.

— Le délire du maître d’école

[39]

IV.

— Le château endormi

[52]

V.

— La belle au bois dormant

[64]

VI.

— Le secret de Chanteraine

[77]

VII.

— Mademoiselle Charlotte de Chanteraine

[90]

VIII.

— Le salon de l’épinette

[101]

IX.

— Les portraits

[112]

X.

— Les ruines en fleurs

[121]

DEUXIÈME PARTIE

I.

— Les bagues ciselées

[133]

II.

— La légende de la Chanteraine

[146]

III.

— Les deux devises

[158]

IV.

— La clé d’or

[173]

V.

— Tante Manon

[187]

VI.

— Le nom

[198]

TROISIÈME PARTIE

I.

— Le rêve de Claude

[209]

II.

— La vengeance d’Antonin Fargeot

[222]

III.

— La clé d’argent

[237]

IV.

— Le duc de Chanteraine

[250]

ÉPILOGUE

[259]

E. GREVIN — IMPRIMERIE DE LAGNY — 5163-10-15.