—Le devoir d’une femme, c’est, avant tout, de se dévouer à son mari, d’élever ses enfants, de faire de ses fils des hommes, et de leur apprendre qu’il y a contre la douleur d’autre recours qu’un coup de pistolet.
Bernard n’eut pas l’air de comprendre.
—Voilà, répliqua-t-il toujours ironique, un devoir qui ressemble singulièrement au bonheur!
—Vous ne croyiez pas si bien dire, Bernard, répondit Janik avec un sourire triste. Oui, le bonheur est quelquefois un devoir... le devoir des femmes justement... car, presque toujours, le bonheur de ceux qui nous entourent dépend du nôtre.
—Soyez donc heureuse, ma cousine... et que Dieu vous protège!
Nohel eut un mauvais rire, puis il sortit de la pièce. Au déjeuner, il parla de son départ très prochain, en s’excusant d’avoir déjà trop abusé de l’hospitalité cordiale de mademoiselle Armelle. L’excellente personne protesta vivement.
—Encore une semaine au moins, Bernard, ou je douterai de votre amitié!
Il allait résister, mais elle ajouta:
—Janik à dû vous parler de ses fiançailles, que nous allons pouvoir annoncer à tous nos amis... Je désirerais que vous connussiez Pierre Le Jariel...
Il s’écria dans une bravade: