—Arrivé au mouillage, l'état-major au met à déjeuner, comme de juste...

Taillevent fit un premier nœud pour cette parenthèse inutilisable[NT1-2].

—Mais ce n'est pas juste, ce nœud-là!

Un deuxième nœud suivit le premier. Camuset soupira et reprit:

—Notre second me dit de porter un beau poulet rôti aux officiers anglais prisonniers, et sur la fin, le master, celui qui est mort...

Troisième nœud, deuxième soupir.

— ... demande permission d'envoyer les restes à son domestique à lui, qu'il dit, dit-il, qui est malade. C'est donc moi, sans vous offenser, qui ai reçu ordre de notre second de servir à ce brigand de Pottle la carcasse où il a trouvé le ressort de la montre du master avec un billet rapport à l'heure de la révolte. Ils avaient déjà scié tous les cadenas des fers, quand j'écoutais par votre ordre.

Le maître fronçait les sourcils sans rompre le silence.

—Notre second, pensait-il, a fait une boulette gros calibre, et pour un fils de contrebandier, ce novice-là ne vaut pas un gabelou de deux liards.

—Ah! bâtard que je suis, que je me dis en moi-même, poursuivit le novice, je n'ai pas fouillé la carcasse de la bigaille; je vas être cause d'un malheur. Le papier, bien sur, parle d'un signal pour s'entendre avec leurs officiers; et ils espèrent apparemment que la frégate espagnole soit à nous appuyer la chasse; allons réveiller maître Taillevent.