Les jours suivants, elle fit augmenter et diminuer de voiles, fit prendre et larguer des ris, et dirigea des virements de bord.
Le 20, le cap Frio fut signalé en même temps que plusieurs voiles. Branle-bas de combat. Enlevé trois gros navires marchands et un transport ennemi chargé de prisonniers français.
Le 26, à l'île Sainte-Catherine, vendu les prises, fait des provisions fraîches.
Le 2 mai, croisière au bas du Rio de la Plata. Rançonné, en l'espace de quatre jours, quinze bâtiments anglais ou espagnols.
Le 6, combat acharné contre une petite frégate hollandaise. La goëlette et un trois-mâts armé de Français sont coulés, mais la frégate est enlevée et reçoit un équipage de prise suffisant pour la manœuvre.
Les prisonniers de guerre sont abandonnés au bas du fleuve, sur un radeau de débris qu'escorte une de leurs chaloupes.
Sans-Peur reste à bord du Lion, sa frégate le suit.
Le 20 mai, relâche aux îles Malouines.
Isabelle, remplissant les fonctions d'officier de manœuvre, commande le mouillage dans la baie de la Soledad.
Taillevent, ravi, laisse tomber une larme d'enthousiasme sur son sifflet; le respect dû à la Lionne de la mer contient les applaudissements, mais non les murmures élogieux de l'équipage.