[95] Plures prope de Gallis triumphi quam toto orbe terrarum acti sunt. (L. 38.)
[96] Cum Gallis pro salute, non pro gloria certare. (In Bel. Jug.)
[97] La lame de l’épée romaine étoit courte et extrêmement large. Végèce dit que les Romains ne frappoient jamais que d’estoc, parce qu’en frappant de taille on ne fait que des blessures légères. Non de pugnâ, sed de fugâ cogitant, qui in acie nudi exponuntur ad vulnera...... Necesse est enim ut dimicandi acriorem sumat audaciam, qui munito capite, vel pectore non timet vulnus. (Veg. l. 1, ch. 20.)
[98] Les Gaulois qui combattirent à Cannes sous les ordres d’Annibal, étoient nuds. Il falloit que les Gaulois fussent des hommes bien inconsidérés, puisque leurs défaites, l’exemple des Romains et les conseils d’Annibal ne les avoient pas corrigés.
[99] Quid aliud exitio Lacedemoniis et Atheniensibus fuit, quanquam armis pollerent, nisi quod victos pro alienigenis arcebant? At conditor noster Romulus tantum sapientia valuit, ut plerosque populos eodem die hostes dein cives habuerit. (Ann. l. 2.)
[100] Romulus porta une loi, par laquelle il étoit défendu de tuer, ou même de vendre un ennemi qui se rendoit. Les Sabins vaincus devinrent Romains, et ce prince admit dans le sénat cent des plus nobles citoyens de cette nation. Tullus Hostilius ayant ruiné la ville d’Albe, en transporta les habitans à Rome, et ils y jouirent de tous les droits des anciens Romains. Ancus Martius, après avoir détruit quelques bourgades des Latins, eut la même politique. Ainsi, il ne faut point être surpris que Rome, d’abord si foible, eût sous ses derniers rois plus de quatre-vingt mille hommes en état de porter les armes.
[101] Qui beneficio quam metu obligare homines malit, exterasque gentes fide ac societate junctas habere quam tristi subjectas servitio. (Tit. Liv. l. 26.) Plus pene parcendo victis, quam vincendo imperium auxisse. (L. 30.)
[102] En même temps que les consuls formoient à Rome quatre légions pour servir pendant leur magistrature, ils mandoient aux villes alliées de la république, dont c’étoit le tour de fournir un contingent, de préparer leurs milices, et de les tenir prêtes à marcher au premier ordre. Ces auxiliaires formoient quatre légions; d’où il faut conclure que les Italiens ont contribué pour la moitié à tous les succès des Romains.
[103] Les Romains soumirent successivement les Sabins, les Eques, les Volsques, les Fidenates, les Falisques, &c. Ils n’eurent jamais affaire à la fois à deux de ces peuples. Ils étoient tous subjugués et alliés des Romains, quand la première guerre contre les Samnites commença. Ceux-ci étant épuisés et contraints de demander la paix, les Latins prirent les armes et furent vaincus. Les Samnites essayèrent alors de se venger, mais leur défaite donna le temps aux Romains de soumettre les Toscans; après quoi recommença la troisième guerre contre les Samnites.
[104] Elle finit l’an de Rome 510. On voit par-là que les Romains firent continuellement la guerre pendant près de cinq siècles.