[105] L’an de Rome 347. Ce siége dura dix ans.

[106] Voyez la différence que les Romains mettoient entre le triomphe et l’ovation. Causæ ovationis hæ traduntur, si non penitus debellati essent hostes.... si fusi essent, fugati, percussi, consternati, non tamen magnis cladibus affecti..... denique si incruento prœlio pugnatum esset. Il falloit que les ennemis eussent perdu au moins cinq mille hommes dans un combat, pour que le consul obtînt les honneurs du grand triomphe. Quelle grossièreté!

[107] Une armée Romaine passa sous le joug, l’an de Rome 431.

[108] Neque superbia obstabat quominus instituta aliena, si modo proba erant, imitarentur Majores nostri. Arma atque tela militaria ab Samnitibus, insignia magistratuum ab Tuscis pleraque sumpserunt; postremò quod utique apud socios aut hostes idoneum videbatur, cum summo studio domi exsequebantur, imitare quam invidere bonis malebant. Sall. in Bel. Cat.

[109] Ces magistrats du peuple étoient au nombre de 105. Les auteurs latins les appellent centum-viri, centum-virs; ils étoient les juges de toutes les affaires civiles.

[110] L’avarice des Carthaginois étoit une passion basse et sordide; ils ne savoient pas jouir de leur fortune. Huet, dans son histoire du commerce, et de la navigation des anciens, Chap. 15, dit que les Romains appeloient par dérision les Carthaginois, mangeur de bouillie.

[111] Chez les Carthaginois, le commandement des armées n’étoit attaché à aucune magistrature. Le sénat ou le peuple faisoit général un officier qui s’étoit distingué, ou qui savoit mieux briguer la faveur publique.

[112] Voyez Vegèce, l. 5, ch. 10, 11 et 13.

[113] L’an de Rome 481, la république commença à avoir quelque monnoie d’argent, et la première guerre Punique commença l’an 489.

[114] Agathocles, tyran de Syracuse, étant vivement pressé par les Carthaginois qui assiégeoient sa ville, s’embarqua avec ses principales forces, et fit une descente en Afrique. Il s’approcha de Carthage même, la menaça d’en former le siége, et par cette heureuse diversion, la contraignit à rappeler les troupes qu’elle avoit en Sicile.