[115] Xantippe, Lacédémonien, étoit venu au secours de Carthage, et ayant pris le commandement de son armée, battit Régulus. Les Carthaginois le firent périr, pour s’épargner le soin de lui témoigner leur reconnoissance.
[116] L’intervalle de la première à la seconde guerre Punique, est de vingt-cinq ans: l’une finit l’an de Rome 510, et l’autre commença en 535.
[117] Neque hostem acriorem bellicosioremque secum congressum, nec rem romanam tam desidem unquam fuisse atque imbellem. Sardos, Corsosque, et Istros atque Illyrios, lacessisse magis quam exercuisse romana arma; et cum Gallis tumultuatum verius quam belligeratum. Pœnum, hostem veteranum, trium et vigenti annorum militiâ durissimâ inter Hispanas gentes semper victorem, primum Amilcare, deindè Asdrubale, nunc Annibale duce acerrimo assuetum, recentem ab excidio opulentissimæ urbis Iberum transire: trahere secum tot excitos Hispanorum populos: conciturum avidas semper armorum Gallicas gentes: cum orbe terrarum bellum gerendum in Italia ac pro mœnibus romanis esse. (Tit. Liv. l. 21.)
[118] Nec quidquam eorum, quæ apud hostes agebantur, eum fallebat.... omnia ei hostium haud secus quam sua nota erant. (Tit. Liv. l. 22.)
[119] Maharbal præfectus equitum minime cessandum ratus, imo, ut quid hac pugna sis actum scias, die quinto, inquit, victor in capitolio epulaberis: sequere, cum equite, ut prius venisse, quam venturum sciant, præcedam. Annibali nimis læta res est visa, majorque, quam ut eam statim animo capere posset. Itaque voluntatem se laudare Maharbalis ait: ad consilium pensandum, temporis opus esse. Tum Maharbal, non omnia nimirum eidem Dii dedere; vincere scis, Annibal; victoria uti nescis. Mora ejus diei satis creditur saluti fuisse urbi atque imperio. (Tit. Liv. l. 22.)
[120] Audita vox Annibalis fertur, potiundæ sibi urbis Romæ modo mentem non dari modo fortunam. (Tit. Liv. l. 26.) Ferunt Annibalem respexisse sæpe Italiæ littora, deos, homines, accusantem, in se quoque ac suum ipsius caput execratum, quod non cruentum ab Cannensi victoria militem Romam duxisset. (l. 50.)
[121] La terreur des Romains fut si grande en apprenant cette déroute, qu’ils abandonnèrent leur ville. Les Gaulois y entrèrent sans trouver aucune résistance, et toute l’espérance des Romains fut réduite à défendre le capitole.
[122] Ils exerçoient sur leurs sujets un empire très-dur, et en tiroient des contributions très-considérables; aussi les villes soumises aux Carthaginois étoient-elles toujours prêtes à se révolter.
[123] Ils s’engagèrent à payer aux Romains dix mille talens dans l’espace de cinquante années, somme immense! car le talent pesoit 90 marcs de notre poids. Ils livrèrent leurs vaisseaux, et renoncèrent au droit de faire la guerre, en consentant de n’armer qu’avec la permission de la république Romaine.
[124] Je passe légèrement sur la situation où se trouvoit la Grèce quand la seconde guerre Punique fut terminée. Je ne pourrois que répéter ici ce que j’ai exposé avec beaucoup de détail dans mes Observations sur l’histoire de la Grèce. On y verra aussi ce qui regarde les intérêts des successeurs d’Alexandre, les uns à l’égard des autres.