Sus à l'ennemy

En poussant ce cry

«Hou ha!»

Nac pétetin pétetac ticque torche lorgne,

Je frappe, je pourfends, je occis, je esborgne!

Caisgne!

Saigne!

—Ce soir au Casino, grand concert offert par le compositeur Isidore de Lara sous le haut patronage de L.L.A.A.S.S. le Prince et la Princesse de Monaco, avec le concours de Mme Adelina Patti. J'ai pour la première fois entendu à l'orchestre des œuvres de M. Isidore de Lara et pour la première fois aussi j'ai eu la joie d'entendre l'auteur lui-même chanter en s'accompagnant au piano des mélodies déjà célèbres dont l'excellent baryton Maurel m'avait déjà fait apprécier le charme dans un récital à la Bodinière.

La sélection symphonique sur Amy Robsart et les fragments symphoniques de la Lumière de l'Asie, ces derniers dirigés à l'orchestre par l'auteur lui-même, m'ont donné, je dois le dire, l'impression d'œuvres magistrales profondément pensées et savamment écrites avec toutes les ressources que l'art moderne de la composition peut offrir à ceux qui, semblables à Isidore de Lara, en ont puisé les prémisses dans l'enseignement des maîtres comme Leo Delibes.