[123] Celuy qui pourvoit au bien & à la societé des hommes fait toujours son devoir.

[124] Que la conservation du peuple soit la souveraine loy.

[125] Il est necessaire qu’un homme meure pour le peuple, afin que toute la nation ne perisse pas.

La troisiéme, que l’on marche plûtost en ces affaires au petit pas qu’au galop, puisque

[126]Nulla unquam de morte hominis cunctatio longa est.

(Claudien.)

& que l’on n’en fasse pas mestier & marchandise, crainte que le trop frequent usage n’attire aprés soy l’injustice. L’experience nous apprend, que tout ce qui est émerveillable & extraordinaire, ne se monstre pas tous les jours : les Cometes n’apparoissent que de siecles en siecles : les monstres, les deluges, les incendies du Vesuve, les tremblemens de terre, n’arrivent que fort rarement, & cette rareté donne un lustre & une couleur à beaucoup de choses, qui le perdent soudain que l’on en use trop frequemment,

[127]Vilia sunt nobis, quæcunque prioribus annis

Vidimus, & sordet quicquid spectavimus olim.

[126] Il n’y a jamais de retardement qui soit long quand il est question de faire mourir un homme.