Ce départ pour les examens me bouleverse.
Il y avait quelque chose d’héroïque, dans le sourire confiant qui passait, une seconde, sur ces pauvres figures tirées, fiévreuses, dont les yeux criaient grâce. Cette seconde était celle du baiser que Mme Jules Ferron donnait à chaque Sèvrienne.
Elle était descendue jusqu’au perron d’honneur, nous étions toutes groupées au bas des marches, la regardant, si pâle, elle aussi, dans sa robe noire, debout au seuil de la maison.
A cet instant, elle eut l’attitude hautaine du chef, qui veut donner son âme à celles qui partent, et c’est le cœur battant, que chaque élève a reçu son baiser.
Voilà quel viatique elles emportent !
Je crois à son efficacité.
18 juillet.
Nous sommes dans l’attente du résultat.
Renée dit qu’elle n’a pas su traiter son sujet de littérature !
« Hugo et Lamartine peuvent-ils être appelés des classiques ? »