Pourquoi ce suprême souvenir d’Isabelle, l’envoi de cette poupée que d’Aveline autrefois nous avait donnée ; on riait en la baptisant : Isabelle, en ce temps-là, était follement joyeuse. Elle voulut emporter à Tourcoing ce « fétiche ! »
Je veux laisser la poupée dans son petit cercueil, le malheur doit être avec elle.
1er juillet.
Oublierai-je jamais comme M. Legouff m’a reçue à Seine-Plage aujourd’hui ; comme il a été paternellement bon. Il m’a rassurée sur mon examen, m’annonçant un beau succès, me promettant dans la suite de s’occuper de moi.
En partant, comme je le remerciais très émue de tant de bienveillance :
« Chère fille, veillez sur vous. Cœur tendre, imagination triste. Peut-être connaîtrez-vous de cruelles blessures. Soyez forte, espérez, c’est moi qui vous le dis, vous épouserez celui que vous aurez choisi. »
Puisse-t-il dire vrai.
Qu’un jour vienne, où celui qui m’a prise corps et âme, oublie la tristesse du passé ; que le don de moi-même, le console de ce qu’il souffre.
Qu’il soit heureux.
Oh ! comme je l’aime !