— Allons frappe plus fort, Renée, si elle lit Sénèque, elle ne t’a pas entendue, murmure une Scientifique irritée de l’attente qu’on lui impose.
— Toc, toc, toc.
Même silence.
Renée se retire furieuse.
— Vous voyez bien qu’il n’est pas huit heures et demie, puisque Mme Ferron ne répond pas.
Deux minutes, trois minutes passent lentement. Enfin, comme une fleur qui tombe, à petit bruit, d’une robe froissée, la demie se détache de l’horloge.
— Entrez, répond enfin une voix sèche au troisième toc-toc.
A pas menus, les Sèvriennes s’avancent, l’une derrière l’autre ; chacune s’incline, souhaite le bonsoir à Mme Jules Ferron, et reçoit d’elle une poignée de main.
Suivant son humeur, un sourire, une parole gracieuse accompagne la réponse uniforme :
— Bonsoir, mon enfant, dit d’une voix lente, avec une prononciation auvergnate.