Si votre texte commence ainsi : On a dit… On répète souvent… d’après une critique célèbre, etc. Vous voyez la formule, c’est une question de cours ; ne vous y trompez pas, le sujet est donné par le Révérend professeur Taillis.

Il n’est sensible qu’au devoir banal et correct. Rappelez-vous que vous n’êtes rien, que c’est Merlet, Nisard, Sarcey qui vaudront la meilleure note à votre copie.

— Ouf ! jette Berthe Passy, gouailleuse, c’est pas un homme, m’sieu Taillis, c’est un carrefour !

— Taisez-vous, petite. — Tout autre sujet fleurant la poésie, le goût, l’esprit sera du pur d’Aveline. Soyez simples, mais élégantes. Donnez à votre copie un joli tour discret, évitez les fautes de goût. Mais n’espérez pas à ce prix conquérir votre homme ! C’est au-dessus de votre talent. Il vous suffira de trouver le mot — c’est là le hic. — Un mot juste, un mot heureux, placé sans prétention. — Il faut qu’il le découvre, ce petit mot de rien du tout, qui aura l’effet magique de la lampe d’Aladin.

— Oh ! mademoiselle, donnez-nous le mot de passe !

— Incorrigible, laissez-moi finir !

2o Grammaire historique.

Faites une copie d’un aimable pédantisme. Jouez-vous gravement de la Sémantique, de l’Étymologie, des Doublets, de la Morphologie ; Darmesteter, Brunot, Brachet, recommandez-vous de leurs gloses !

3o Philosophie.

Quelle que soit la question, ramenez tout à Jeanne d’Arc. Que la Pucelle d’Orléans soit la clef de voûte de votre argumentation : admirez hautement, le reste ira tout seul, car Jérôme Pâtre sera content.