TABLE DES MATIÈRES
| [LE SECOND HOTEL DE VILLE DECAEN],construit entre les années 1346 et 1367, détruit en 1755 | |
| [LʼANCIEN PORT DE CAEN].Notice sur les travaux auxquels il a donné lieu | |
| [ANCIENNE ÉGLISESAINT-SAUVEUR](aujourdʼhui Halle au blé),avant la démolition de sa flèche en bois | |
| [ABBAYE-AUX-DAMES](aujourdʼhui Hôtel-Dieu),avant la démolition du donjon et de lʼancienne porte dʼentrée | |
| [LA PORTE-NEUVE],dite des Prés,construite vers 1590,démolie en 1790 | |
LE SECOND HOTEL DE VILLE DE CAEN
LE
SECOND HOTEL DE VILLE
DE CAEN
CONSTRUIT ENTRE LES ANNÉES 1346 ET 1367,
DÉTRUIT EN 1755
O N sait dans quelles circonstances la ville de Caen obtint ses lettres dʼaffranchissement, avec tous les droits attachés à la commune. Tandis que les troupes françaises faisaient la conquête de la Haute-Normandie, le duc Jean sans Terre, réfugié à Caen, sʼétourdissait sur les dangers de sa position au milieu des fêtes et des orgies. Mais, quand il se vit abandonné des barons anglais que lassait sa nonchalance, quand il apprit que Philippe Auguste sʼapprochait avec des forces nombreuses en prenant lʼun après lʼautre tous ses châteaux, le débauché, frappé de terreur, sortit enfin de sa longue inaction. Afin de subvenir à la solde des troupes mercenaires quʼil leva pour sa défense, il dut recourir aux plus pitoyables expédients. Il emprunta aux abbayes, aux barons et bourgeois, et vendit même jusquʼà la justice. Cependant, comme ces recettes ne suffisaient pas, il aliéna, en échange de sommes plus ou moins fortes, la majeure partie de ses droits. Et cʼest ainsi quʼil se résigna à écrire, dans ses lettres patentes du 17 juin 1203: « Sachez que nous avons concédé à nos bien amés et fidèles bourgeois de Caen le droit dʼavoir leur commune à Caen, avec toutes les libertés et libres coutumes attachées à la commune... »