Celui-ci se tourna vers elle et l'aperçut qui tenait toujours Jacques par la main... Elle se nomma: Christine Norbert, et présenta son cousin.

—Mon Dieu, soupira Drouine en levant les yeux au ciel, vous arrivez bien tard! si vous saviez comme elle vous a attendue!...

—Peut-on encore la voir? demanda Christine.

—Suivez-moi! répondit-il...

Et il les fit descendre tout de suite par un petit escalier souterrain qui conduisait à la crypte.

Celle-ci était encore déserte.

—Tenez, placez-vous dans ce coin; après la messe, on va la descendre ici... Vous la verrez tout à votre aise. Elle n'a jamais été si belle, on dirait un ange... On va la mettre provisoirement dans le tombeau de «l'empouse» qui est vide, comme vous le savez certainement, et d'où elle ne sortira que pour être ensevelie définitivement dans un tombeau magnifique que M. le marquis va lui faire et qui sera édifié là-bas... auprès de celui du comte François II, dit Bras-de-Fer, mort en terre sainte. M. le marquis a bien du chagrin!

Il les quitta, car on avait besoin de lui, là-haut...

Ils se trouvaient dans une espèce de niche creusée dans la muraille, et d'où ils dominaient le tombeau de «l'empouse», lequel était ouvert, attendant sa nouvelle proie...

On avait glissé la pierre qui le recouvrait (et sur laquelle on pouvait lire encore l'inscription relative à Louis-Jean-Marie-Chrysostome, écuyer de Sa Majesté) sur un tombeau voisin...