—J'ai confiance dans la vertu des bijoux de la marquise! émit Jacques en se permettant de sourire.
—Que la marquise nous pardonne!...
En descendant, ils eurent l'heureuse surprise de trouver dans la cour Sangor et Sing-Sing qui montaient dans une torpédo en emportant leur petit bagage.
Sangor salua fort dignement, et Sing-Sing, qui était accroché au volant comme un petit singe qui joue avec une roue, fit entendre un piaulement d'adieu et démarra.
Ils disparurent.
Drouine survint.
—C'est fait! dit-il... Oh! il n'y a pas eu la moindre difficulté... Il avait apporté un sabre. Il m'en a fait cadeau. Je lui ai donné tous les bijoux. Bon voyage!
Christine poussa un profond soupir... Et elle répéta:
—Que la marquise nous pardonne!
Ils étaient en face du garage... Elle avisa soudain la dernière voiture qui s'y trouvait. Elle l'avait vue quelquefois à Paris à l'hôtel du quai de Béthune... cette auto servait assez souvent à la marquise quand on la conduisait faire une promenade au Bois ou dans les environs... Elle s'en approcha et la considéra de près. C'était une forte limousine, d'une carrosserie solide et copieusement capitonnée à l'intérieur... Christine examina les portières, les glaces... Jacques comprit son idée et lui aussi chercha. Ils trouvèrent, près du chauffeur, le petit bouton sur lequel il fallait appuyer pour faire jouer automatiquement les volets. Instantanément, la voiture fut transformée en une cage hermétiquement close...