M. Duhem, à la fin de son ouvrage sur la viscosité, le frottement, et les faux équilibres chimiques n'a rien écrit de plus fort... et nous nous trouvons en face de l'hypothèse d'Helmholtz réalisée, l'hypothèse d'une restauration possible de l'énergie utilisable dans les êtres vivants!...
C'est-à-dire la mort vaincue!...
Toujours le mouvement perpétuel!...
Ainsi, c'est la même pensée qui les anime, le vieil horloger et le jeune prosecteur, le premier au point de vue mécanique, le second au point de vue physiologique...
Ah! certes oui! la vie des cerveaux doit être intense, derrière ce mur le long duquel je me promène en attendant Christine... et qui sépare les deux drames étranges dont je n'ai pas encore la clef...
En attendant, j'ai celle de la petite porte qui donne sur le jardin des Coulteray, dans lequel je me trouve en ce moment. Le marquis n'a fait aucune difficulté pour me donner cette clef, paraît-il, car je n'étais pas là quand elle la lui a demandée... Il me l'a remise à moi, le plus naturellement du monde:
—Comme cela, vous viendrez quand vous voudrez!... Vous êtes chez vous.
Ceci se passait hier... Je dois remettre la clef à Christine aujourd'hui... Mais il est cinq heures du soir et elle n'est pas encore arrivée... Depuis quelques jours, elle se fait plus rare et j'imagine que Gabriel doit réclamer ses soins...
La santé de ce cher mystérieux garçon doit être meilleure, si j'en crois les belles couleurs de Christine...
L'intervention chirurgicale l'aura définitivement sauvé... et je ne désespère pas de le revoir se promener dans le petit enclos des Norbert, au bras de sa belle infirmière...