Elle haussa les épaules, mais elle ne paraissait nullement rassurée.

—Non! non! ce sont les «fermeurs de trappes». Il faut bien que les «fermeurs de trappes» fassent quelque chose... Ils ouvrent et ils ferment les trappes sans raison... C'est comme les «fermeurs de portes»; il faut bien qu'ils «passent le temps».

—Et si c'était lui, Christine?

—Mais non! Mais non! Il s'est enfermé! il travaille.

—Ah! vraiment, il travaille?

—Oui, il ne peut pas ouvrir et fermer les trappes et travailler. Nous sommes bien tranquilles.

Disant cela, elle frissonnait.

—À quoi donc travaille-t-il?

—Oh! à quelque chose de terrible!... Aussi nous sommes bien tranquilles!... Quand il travaille à cela, il ne voit rien; il ne mange, ni ne boit, ni ne respire... pendant des jours et des nuits... c'est un mort vivant et il n'a pas le temps de s'amuser avec les trappes!

Elle frissonna encore, elle se pencha en écoutant du côté de la trappe... Raoul la laissait faire et dire. Il se tut. Il redoutait maintenant que le son de sa voix la fît soudain réfléchir, l'arrêtant dans le cours si fragile encore de ses confidences.