Nous nous tûmes tous les trois.
Des pas lourds se traînaient lentement derrière le mur, puis s'arrêtaient et refaisaient à nouveau gémir le parquet.
Puis il y eut un soupir formidable suivi d'un cri d'horreur de Christine et nous entendîmes la voix d'Erik.
—Je te demande pardon de te montrer un visage pareil! je suis dans un bel état, n'est-ce pas? C'est de la faute de l'autre? Pourquoi a-t-il sonné? Est-ce que je demande à ceux qui passent l'heure qu'il est? Il ne demandera plus l'heure à personne. C'est de la faute de la sirène...
Encore un soupir, plus profond, plus formidable, venant du fin fond de l'abîme d'une âme.
—Pourquoi as-tu crié, Christine?
—Parce que je souffre, Erik.
—J'ai cru que je t'avais fait peur...
—Erik, desserrez mes liens... ne suis-je pas votre prisonnière?
—Tu voudras encore mourir...