—Oui, mais toujours enchaîné; une heure par jour à l'air libre, quand il ne pleut pas.

—Ah! mon pauvre monsieur!

Quant à M. Lalouette, il ne pensait qu'à s'en aller. Il était déjà à la porte de l'escalier. Mais il lui sembla entendre tout là-haut des grondements, et il recula.

—Les chiens! gémit-il.

—Mais oui, les chiens!... répéta l'homme, hostile... Est-il embêtant, ce gros-là... vous ne sortirez d'ici que quand je vous le dirai, à la fin! Il faut bien compter une heure avant que Tobie leur porte à manger... Alors, vous pourrez passer... ils ne prendront pas le temps d'aboyer... Quand ils mangent, ils ne connaissent plus rien, ni personne... entendez-vous... quand ils mangent!

L'homme ajouta:

—Quelle vie!... Quelle existence!...

—Une heure encore, soupira Lalouette, qui décidément maudissait le jour où il avait eu l'idée de se faire académicien.

—Moi, je suis bien ici depuis des années!... répliqua l'homme.

Cela sortit de la gorge sur un tel ton farouche que les deux académiciens, l'ancien et le nouveau, eurent honte de leur lâcheté! M. Lalouette lui-même assura: