—Ce M. Raymond de La Beyssière est très affirmatif là-dessus. Et il a même ajouté: «Ils pouvaient être aussi bien au courant des forces incommensurables de la dématérialisation de la matière que nous venons seulement de découvrir et même peut-être avaient-ils mesuré ces forces-là, ce qui leur permettait bien des choses.»

Le grand Loustalot lâcha ses petits pieds, se détendit comme un arc et se retrouva d'aplomb sous le menton de M. Lalouette, proférant, en se grattant le bout du nez, ces paroles étranges:

—Tu l'as dit, bouffi!

M. Lalouette ne sourcilla pas; il dit:

—Tout cela vous semble bien ridicule, mon cher maître.

—Tu parles, Charles!

—Je ne suis pas fâché, fit aussitôt M. Lalouette, en souriant aimablement au cher maître, de vous voir prendre les choses sur ce ton. Figurez-vous que j'avais fini par me laisser impressionner, comme tant d'autres. Car vous savez ce qui est arrivé. Aussitôt que l'on a connu le texte du secret de Toth: «Tu mourras si je veux par le nez, par les yeux, la bouche et les oreilles, car je suis le maître de l'air, de la lumière et du son», aussitôt, il s'est trouvé des gens pour tout expliquer—Ah! oui!

—A l'idée qu'avec le secret de Toth, Eliphas était le maître du son ils se sont rappelé aussitôt les paroles de la Babette, sur la chanson qui tue! Et ils ont dit que l'Eliphas, ou le vielleux, avait introduit quelque chose dans le mécanisme de l'orgue, une force qui tue en chantant et qui était peut-être enfermée dans une boîte qu'on a retirée ensuite de l'orgue.

C'est là-dessus que j'ai demandé à visiter l'orgue.

—C'est une affaire qui vous intéressait donc bien, monsieur Lalouette? interrogea le savant sur un ton presque farouche et qui démonta tout à fait ce pauvre M. Lalouette qui n'était cependant point timide.