—Quatre; le concierge et sa femme veillent à tout hasard… Je crois leur veille inutile, «avant»… Mais le concierge pourra m'être utile «après, si on tue»!

—Vous croyez donc qu'on va tuer?

On tuera s'il le veut!

—Pourquoi n'avoir pas averti le père Jacques? Vous ne vous servez plus de lui, aujourd'hui?

—Non», me répondit Rouletabille d'un ton brusque.

Je gardai quelque temps le silence; puis, désireux de connaître le fond de la pensée de Rouletabille, je lui demandai à brûle-pourpoint:

«Pourquoi ne pas avertir Arthur Rance? Il pourrait nous être d'un grand secours…

—Ah ça! fit Rouletabille avec méchante humeur… Vous voulez donc mettre tout le monde dans les secrets de Mlle Stangerson!… Allons dîner… c'est l'heure… Ce soir nous dînons chez Frédéric Larsan… à moins qu'il ne soit encore pendu aux trousses de Robert Darzac… Il ne le lâche pas d'une semelle. Mais, bah! s'il n'est pas là en ce moment, je suis bien sûr qu'il sera là cette nuit!… En voilà un que je vais rouler!»

À ce moment, nous entendîmes du bruit dans la chambre à côté.

«Ce doit être lui, dit Rouletabille.