— Comme vous voudrez, mon ami! Moi, je ne force pas les gens…»

Et, comme nous approchions de Paris, il fit un brin de toilette, vida ses poches et fut surpris tout à coup de trouver dans l’une d’elles une enveloppe toute rouge qui était venue là sans qu’il pût s’expliquer comment.

«Ah! bah!» fit-il, et il la décacheta.

Et il partit d’un vaste éclat de rire. Je retrouvais mon gai Rouletabille, je voulus connaître la cause de cette merveilleuse hilarité.

«Mais je pars! mon vieux! me fit-il. Mais je pars!… Ah! du moment que c’est comme ça!… Je pars!… Je prends le train, ce soir…

— Pour où?…

— Pour Saint-Pétersbourg!…»

Et il me tendit la lettre où je lus:

«Nous savons, monsieur, que votre journal a décidé de vous envoyer en Russie, à la suite des incidents qui bouleversent en ce moment la cour de Tsarkoïé-Selo… Nous sommes obligés de vous avertir que vous n’arriverez pas à Pétersbourg vivant.

«Signé: LE COMITÉ CENTRAL RÉVOLUTIONNAIRE.»