«Sainclair! Sainclair! Regarde la peinture rouge!… regarde la peinture rouge!»
Je me penchai sur le dessin, haletant, effrayé de cette exaltation sauvage. Mais quoi, je ne voyais qu’un petit lavis bien propret…
«La peinture rouge! La peinture rouge!…» continuait-il à gémir, les yeux agrandis comme s’il assistait à quelque affreux spectacle.
Je ne pus m’empêcher de lui demander:
«Mais, qu’est-ce qu’elle a?…
— Quoi?… qu’est-ce qu’elle a?… Tu ne vois donc pas qu’elle est sèche maintenant! Tu ne vois donc pas que c’est du sang!…»
Non! je ne voyais pas cela, car j’étais bien sûr que ce n’était pas du sang. C’était de la peinture rouge bien naturelle.
Mais je n’eus garde, dans un tel moment, de contrarier Rouletabille. Je m’intéressai ostensiblement à cette idée de sang.
«Du sang de qui? fis-je… le savez-vous?… du sang de qui?… du sang de Larsan?…
— Oh! Oh! fit-il, du sang de Larsan!… Qui est-ce qui connaît le sang de Larsan?… Qui en a jamais vu la couleur? Pour connaître la couleur du sang de Larsan, il faudrait m’ouvrir les veines, Sainclair!… C’est le seul moyen!…»