En suivant la direction du regard de Rouletabille, La Candeur vit qu'il fixait avec obstination une sorte de ponton qui flottait à une demi-encablure de là, retenu par des amarres et des ancres. Un quart d'heure se passa ainsi.
—Tu n'as rien entendu? demanda Rouletabille à l'oreille de La Candeur.
L'autre répondit par un signe de tête négatif.
—C'est drôle! il m'avait semblé percevoir un bruit qui venait du ponton.
—Je n'ai rien entendu, dit La Candeur.
—Eh bien! allons!
Et Rouletabille reprit ses rames.
Il s'approcha du ponton avec mille précautions en évitant le clapotis qui eût pu les trahir. Mais le ponton paraissait tout à fait désert.
Ils abordèrent, amarrèrent la barque et grimpèrent. Aussitôt sur le ponton, La Candeur imita Rouletabille qui s'avançait à quatre pattes. Ce ponton était surmonté d'une cabane qu'ils abordèrent par derrière, du côté opposé à la porte; mais ils arrivèrent ainsi à une fenêtre qui, au grand étonnement de Rouletabille, était entr'ouverte.
La lune à ce moment se montra et les deux jeunes gens s'aplatirent d'un même mouvement sur le pont… Enfin Rouletabille parvint à la fenêtre et, se soulevant doucement, regarda dans la cabane.