Mais alors c'est le salut! c'est le salut si Gaulow ne le voit pas!…
Puisqu'il lui est impossible, à lui Rouletabille de retrouver le chemin du jardin d'hiver dans cet aquatique labyrinthe, il suivra Gaulow et sortira avec lui par le Bosphore, puisque Gaulow est venu par le Bosphore!
Et Rouletabille bénit sa chance qui, tout à l'heure, sur le ponton, l'a retenu au moment où il avait été tenté, autant et peut-être plus que La Candeur, de se ruer sur Gaulow et de le supprimer dans le moment que celui-ci leur était apparu, embarrassé dans ses vêtements de scaphandrier!
Maintenant, c'est Gaulow qui le sauve!
Cependant Rouletabille continue de penser que si la présence de Gaulow le sauve, lui, elle ne fait pas les affaires d'Ivana… Gaulow connaît maintenant l'emplacement des trésors, et voilà la rançon d'Ivana bien compromise…
Alors, tout de suite, cette conclusion apparut dans toute sa netteté à l'esprit du reporter: «Il faut que Gaulow, sans s'en douter, me sauve… et qu'il disparaisse!».
Avec de grandes précautions, Rouletabille s'éloigna du centre de lumière… et il attendit…
L'homme s'était jeté à genoux devant l'un de ces trésors merveilleux et puisait là-dedans à pleines mains. Il remplissait de pierres précieuses un sac qu'il avait apporté avec lui.
Quand ce sac fut plein, il se releva, il prit sa pioche et après avoir repoussé les dalles de marbre, comme s'il craignait la visite importune de quelque curieux au fond de ce coffre-fort sous-marin, il se dirigea du côté opposé à celui par où était venu Rouletabille.
Le reporter, derrière lui, s'avança. Il faisait un pas chaque fois que l'autre en faisait un et avait grand soin de conserver ses distances.